mardi 27 décembre 2016

Les bombardiers de l’art

Il n’y a que les tagueurs pour nous faire sourire avec une bombe.

Marcel Tamer était chauffeur de bus, il est retraité de la RATP. Il a un caractère difficile, souvent d’humeur très désagréable. Il ne supporte pas ses voisins qui selon lui sont exagérément bruyants, il trouve que les étrangers sont envahissants, les jeunes aussi en prennent pour leur grade, ils n’ont aucune tenue, ils sont arrogants, effrontés, insolents, offenseurs, sans gêne. Bref, vous imaginez le personnage.


De la fenêtre de son pavillon de banlieue, il a les yeux braqués sur tous ceux qui se garent dans sa rue. Il scrute avec attention en soulevant le rideau de sa cuisine les automobilistes qui se stationnent sur un bateau, ceux qui bloquent la voie, il peste contre les virtuoses du klaxonne.
Marcel Tamer est impitoyable. Aujourd’hui c’est après les tagueurs qu’il en a. C’en est trop c’est la goutte qui fait déborder le vase, Marcel en a marre de ces graphes qui enlaidissent les parois de la cité. Ce soir il va aller avec sa canne leur expliquer que les murs de la ville ne sont pas des aires d‘expression.

Tranquille, après un souper léger, Marcel se coiffe de sa casquette Stetson, il prend sa badine et sort paisiblement en direction des grands ensembles, là même où les bombers s’expriment. Il remonte sa rue, traverse le centre commercial croisant une bande de jeunes qui chahutent bruyamment. Approchant de son but, il flaire déjà les émanations d’acétone. Les effluves qui lui montent au cerveau amplifient son mobile et assume sa mission de garant de la propreté murale de son quartier.

Kevin est un de ces jeunes qui porte son pantalon juste sous les fesses, la casquette à l’envers et un casque sur les oreilles. Il écoute la musique à « donf ». Autour de lui, sur le sol est dispersée une panoplie d’aérosols de couleurs différentes.
Tagueur dans l’âme, Kevin a réellement ce que l’on appelle un sens artistique. En trois coups de bombe, il convertit une surface gris béton en une œuvre picturale.
S’approchant discrètement, Marcel observe Kevin qui s’applique à réaliser un dégradé de couleurs. Il s’immobilise et braque les yeux sur le garçon en pleine concentration. Kevin se retourne flegmatiquement, il le regarde et lui lance un « Salut !!! » puis s’en retourne à son occupation sur son mur.

Marcel est captivé par l’inspiration du jeune homme et par la qualité du rendu. Dire que Marcel se rallie à l’art de la rue est exagéré, mais là, à ce moment même, Marcel est stupéfait.

Kevin recule en regardant son œuvre, il s’approche de Marcel : « Vous aimez ? ». Marcel surpris le regarde, regarde le mur puis regarde à nouveau Kevin :
-  Oui, c’est même, euh, ce n’est pas mal du tout.
Les deux hommes se sourient. Kevin tend la main à Marcel :
- Merci, moi c’est Kev.
- Bonsoir, moi c’est Marcel.
Kevin ravi enchaine :
- Vous savez j’en ai fait plusieurs dans le quartier, j’ai même des potes qui sont plus doués que moi, j’ai un copain qui a un sens de l’impro de « ouf », vous voulez en voir d’autres ? C’est quoi déjà votre prénom ?
Marcel est alors dans une situation difficile à laquelle il est impossible de se soustraire. Va-t-il évoquer son différend sur l’art du tag ?
La curiosité l’emportera, Marcel se présente, souriant à Kevin :
- Je m’appelle Marcel ».
Kevin remballe ses bombes :
- OK Mars on ‘y va !
Jim Rizz

mercredi 29 août 2012

Tour de Bretagne, suite…

Une fois encore notre épopée s’est déroulée dans la joie et la bonne humeur. L’équipe sensiblement différente cette année a permis aux deux nouveaux marins Jean et Denis d’en prendre plein les yeux.


La côte de granit rose était magnifique en cette semaine du 15 août. Le ciel nuageux donnait aux rochers une couleur plombée et les contrastes n’étaient pas sans rappeler les toiles des peintres d’antan. Le bleu de la mer virait au vert puis au turquoise.
Partis de Saint-Pol-de-Léon, nous nous sommes laissés pousser par une brise légère et fraîche pour rejoindre l’archipel de Béhat.
Il n’y a que le 16 août ou la météo s’est montrée plus hostile et un vent de force sept nous a obligés de modifier notre route : pas d’escale aux Sept-Îles, le souffle d’Eol était bien trop fort. Par contre avec un tel "zef", notre retour vers la cote a été plus rapide que prévu : les surfs sur les vagues provoqués par les bourrasques arrière étaient les bienvenus. La pluie a continué toute la journée et le bivouac a été monté tôt sur l’ile d’Olonne. Bloqués sous la tente dès six heures par la pluie et le vent, difficile de faire un diner correct. Tant pis, un bout de pain et un saucisson ont fait l’affaire. Après une nuit bien longue, nous prenons le départ au petit matin par un temps plus clément. Cap vers l’ile Verte. Sur cette étendue de terre ferme entourée d’eau de tous côtés on y contemple les restes d'un ancien monastère, qui pour des raisons inconnues s’est reconverti en centre de voile devenu maintenant propriété des Glénans. Cet ilet est un paradis pour les "voileux" et tous les amoureux de la mer.
Toute bonne chose a une fin, hélas. Nous sommes repartis le lendemain matin vers le continent destination Paimpol, laissant derrière nous nos souvenirs.
Les photos suivent. Les rêves restent et les projets pour l’année prochaine s’entassent. Pourquoi pas l’Ecosse…

Jim

jeudi 31 mai 2012

Prague enfin arrivé.

Au départ de Paris, les vélos sous le bras
Quelle épopée magnifique, sur la route de l'Allemagne de l'Est vers les chemins forestiers de la république Tchèque.
Nous ne sommes pas partis se Strasbourg faute de temps. Nous avons prolongé jusqu'à Stuttgart. C'est sous une petite pluie de bienvenue que la Paneuropa (itinéraire pour les cyclistes) nous à conduit jusque Prague en passant par Nuremberg puis Pilzen pour ne citer que les grandes villes. Sincèrement les paysages sont magnifiques, les lieux de bivouac faciles à trouver. Tout est propre et on sent que les Allemands sont respectueux de leur environnement. Par contre dès le passage de la frontière tchèque, la différence est flagrante. Les fossés sont bondés de canettes de bière, Redbull et autres boissons alcoolisées. Nombreux sont les chemins forestiers peuplés dès l'entrée par de belles blondes accueillantes. Mais une fois dans les bois, une faune riche de chevreuils, écureuils, reptiles et oiseaux vivent et toute liberté. Le sentiment d'intégration entre la nature et nous (cyclistes en quête d'aventure) est parfait. Attention, les nuits sont froides et bien souvent les hamacs pourtant bien confortables ont un défaut, la compression du dos sur la toile réduit l’isolement entre le sol et le dos c'est alors que le froid se fait sentir. Pluie, soleil, côtes et descentes ont varié notre périple. Le film de cette aventure est encore en montage et sera en ligne rapidement. En attendant une suite plus détaillée, les conseils pour les candidats sont open.
Jim

mercredi 15 février 2012

L’Altas on ne s’en lasse pas.

L’Altas on ne s’en lasse pas.
Mais qui y à t-il derrière cette porte
Une route en pleine montagne et en plein désert marocain

Ce fut simplement formidable, même si comme d’habitude le vol m’a semblé long, normal, je ne tiens pas en place. Bref, l’arrivée vaut le déplacement, rien n’est gratuit.

Partant de Paris avec une température négative, le mercure marocain nous accueille avec 22°. Pourtant ici c’est l’hiver, dans les rues poussiéreuses, les badauds se promènent avec de gros manteaux alors que je suis en t-shirt. Même pas froid. 

À peine débarrassés des bagages, nous prenons l’autocar pour nous rendre dans le moyen Atlas. 
La première escale à Taroudannt est dépaysante, et c’est à dos d’ânes que nous continuerons notre excursion. Ici, tout est sujet à cliché alors je ne m’en prive pas. Une vielle porte, une oasis, une route en zigzag, un cactus, bref le déclencheur est pour le moins sollicité. 


Cette première sortie de l’année est à la fois éreintante et reposante tant le calme y est présent. Soleil, mandarines et odeurs d’épices comblent le dépaysement tant espéré. Il ne nous reste qu’à trier parmi les nombreuses photos celles qui finiront sur un tirage grand format en vue d’une future exposition. L’échauffement est fait bientôt l’aventure pour une nouvelle destination dont je garde encore le secret.
Jim

mardi 20 décembre 2011

Avant Noel....

Bonjour à tous et à toutes. En ces temps de fêtes,  et  à la veille de l'hiver, mes pensées vont vers ces bons moments passés au mois d'aout.

Il y a pas mal de projets pour l’année 2012. Elle s'annonce d'ores et déjà complexe chargée d’aventures et de voyages. 
Lors de mon dernier rendez-vous avec l’équipe de production, le monteur m'a laissé une mouture vidéo de notre expé du mois d'aout dernier. J’aime bien cette version, elle est engageante, soft, presque poétique. Je l’apprécie pour son côté doux et le choix de la musique et des plans est bien sélectionné. Je tenais à la partager avec vous. Regardez-la. Passez un bon moment. En tout cas, j'espère que vous y prendrez du plaisir.
Bonnes fêtes à tous et à bientôt. 
A très bientôt.
Jim